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La clé ultime face à la douleur et à la souffrance

La clé ultime face à la douleur et à la souffrance – Teja Anand / traduction

L’un de nos récents satsangs a abordé un sujet cher à de nombreux chercheurs, celui de la douleur et de la souffrance.

Comment faire face à la douleur et à la souffrance qui font si profondément mal pendant si longtemps ?

La douleur physique dans le corps, due à une maladie, une blessure ou un abus ; la douleur dans le mental, due à une dépression, une anxiété, un chagrin d’amour ou une perte ; dans la vie matérielle, le mental de l’ego identifié cherche un répit à la douleur et à la souffrance par la richesse, la satisfaction des sens, le prestige, les substances qui altèrent l’humeur et autres distractions. Mais s’il se considère comme un chercheur espérant mettre fin à sa propre souffrance personnelle par le biais d’un chemin ou de pratiques qui mènent soi-disant à l’effondrement de cette fausse identité de l’ego, par définition, il perpétue l’ego et ne le transcende pas.

Cela est particulièrement visible lorsqu’à un moment donné sur son chemin, il peut rencontrer une profonde dépression ou une dystopie (= monde utopique sombre, ici monde intérieur*) et l’étiqueter égoïstement comme sa nuit noire personnelle.

La seule clé fiable pour mettre fin à toute douleur et à toute souffrance immédiatement, et non pas dans un futur imaginaire, après des décennies de méditation et de pratiques d’illumination, est d’observer le témoin et de s’abstenir d’y ajouter des jugements, des conclusions ou des étiquettes, juste observer.

En d’autres termes, n’appelez pas cela une dépression, n’étiquetez pas cela comme votre nuit noire, n’appelez pas cela une souffrance, n’appelez pas cela comme vous voulez. Observez simplement, même si une douleur ou une peur intense et accablante apparaissent, ne les appelez pas douleur ou peur ou même accablante.

Vous pourriez dire : “il semble y avoir une énorme énergie et une perturbation qui se déplace à travers mon corps, et alors ? c’est tout ce que mon corps, mon mental et mon énergie sont, donc c’est juste de l’énergie qui se déplace à travers de l’énergie, et alors ? si c’est si intense que j’ai l’impression que je vais m’effondrer ou mourir, et alors ? nous mourrons tous finalement, toute l’énergie quitte sa forme pour retourner dans l’informe, cela ne veut rien dire parce que l’énergie ou l’être n’est jamais né et ne meurt jamais”.

Maintenant quand nous observons de cette façon nous remarquons trois choses :

la première est que l’énergie change toujours, subit une mutation éventuellement. Cela peut sembler prendre beaucoup de temps – l’illusion du temps – mais finalement les sentiments changent toujours, l’humeur change toujours. Ce qui signifie que ce n’était jamais réel, parce que la réalité sous-jacente ne change jamais. Donc ces états ne peuvent être que des apparences, des miroitements. Ne lui donnez pas de réalité en le nommant, en le diagnostiquant ou en tirant des conclusions, regardez simplement.

La deuxième chose totalement éclairante et libératrice que vous remarquez est que le témoin lui-même ne ressent rien de tout cela, pas de douleur, pas de jugements, pas de réactions, pas d’investissement, pas d’engagement du tout, il ne fait que regarder, c’est tout ce qu’il a la capacité de faire, comme une paire d’yeux flottants libres, non connectés à un cerveau, il n’a pas d’autre capacité que de regarder et alors nous remarquons la chose la plus étonnante de toutes : le témoin est toujours là, toujours disponible et continue à regarder pour toujours, il est juste, il est toujours, ce témoin imperturbable est en train d’être, il ne fait rien, il est juste en train d’être et c’est pour toujours, vous êtes juste en train de regarder et cela va continuer pour toujours. et ça continuera aussi longtemps que ça durera. C’est la clé, tant que vous serez avec l’observateur, sans jugement, sans étiquette ni nom du mental, il n’y aura pas de souffrance, seulement ce qui est et ce qui est permis.

Si vous vous surprenez à retomber dans la réactivité, la peur ou le jugement, observez simplement ce sentiment généré par l’ego de vouloir s’inquiéter, de juger ou de devoir réagir à ce qui est, et observez simplement que votre capacité à observer est sans fond, sans début ni fin, vous observez simplement. Peut-être avec un peu de curiosité, avec un peu de joie, pour voir ce qui se passe ensuite, ce qui semble se passer, sans jugement ni étiquette, sans l’illusion de l’ego de se soucier de ce qui se passe, sans penser que quand ceci se passe, c’est bien et juste, et quand ceci se passe, c’est mal et faux. C’est juste ce qui se passe. La perfection sans cause, sans but, sans jugement. En se reposant dans l’observateur, en incluant tout inconfort apparent du corps et de l’esprit, vient l’inclusion de tout ce qui est. En demeurant dans le témoin, il ne peut y avoir qu’une paix illimitée, une liberté perpétuelle, une libération perpétuelle et la fin de toute souffrance.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=VXAQVlwytBs

Tous les droits reviennent à Teja Arnand et à l’Un qui s’exprime à travers son expression.

Cette traduction est destinée à partager les enseignements avec le plus grand nombre, mais elle peut être supprimée à sa demande.

* ajouté par la traductrice

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