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La liberté intérieure : du “suis-je ?” au “je suis”

Permettez au rêve de la vie d’être beau. Pour cela il ne faut pas avoir d’attachements, car les attachements viennent du mental. La liberté, c’est apprécier quelque chose lorsque c’est là mais ne pas en dépendre émotionnellement, car on reste l’observateur, la conscience, qui tel un bateau ne tangue pas et reste stable. L’abondance, par exemple. Elle vient, elle part, mais la stabilité émotionnelle n’en dépend pas.

Le mental qui doute, qui cherche à s’attacher, se demande ” Suis-je… ? ” :

Suis-je aimé(e) ? Suis-je assez riche ? Suis-je assez dans l’abondance ? Suis-je joli(e) ? Suis-je en sécurité ?

Le mental s’interroge et regarde à l’extérieur de soi. Il n’est pas stable.

Le basculement s’opère lorsque l’on lâche les énergies bloquées en soi, le corps de souffrance comme l’appelle Eckhart Tolle, ou les épines de Michael Singer, du ” Suis-je… ? “, ces énergies se transforment en “Je suis”.

Je suis, EN MOI, aimé(e), comblé(e),… Lorsqu’on entre de plus en plus en contact avec ce que l’on est véritablement, son être véritable, son essence, par des sessions de voix intérieure par exemple.

Progressivement on change les doutes du mental par des certitudes “Je suis …”. On découvre cette capacité à voir/sentir/expérimenter sans changer de niveau sur le plan émotionnel. L’abondance ne vient pas de l’extérieur, donc il n’y a pas d’émotions crées par l’extérieur. L’argent peut osciller, les émotions non. On est dans l’Être.

La voix intérieure corrige la perception.

Et cela n’a pas d’importance à l’extérieur s’il y a de l’amour ou de l’abondance, parce qu’il y a de la connaissance et de la stabilité à l’intérieur. Peu importe ce que l’extérieur montre – il y a à l’intérieur une vraie stabilité sans attachement. Il n’y a aucun attachement à quoi que ce soit d’extérieur. Je suis, peu importe ce que l’extérieur dit, je SAIS que je suis. Et mon attachement n’est pas à ce qui est à l’extérieur, il est dans l’état d’être qui est à l’intérieur.

La vraie liberté c’est quand il y a cette connaissance : je suis amour, et je suis aimé(e) (à l’intérieur de moi, sans partenaire, sans besoin d’un autre). Peu importe ce qui se passe.

Je suis en bonne santé, je suis joyeux, je suis dans l’abondance.

Même si le corps n’est pas en bonne santé à ce moment-là, je suis bien à l’intérieur, même si le corps est temporairement malade.

Il y a un noyau inébranlable. Peu importe l’extérieur. C’est ça la vraie liberté.

La situation peut aller et venir, mais les émotions que vous éprouvez ne sont pas liées aux scénarios qui se présentent, qui changent et s’inversent, car elles proviennent de la stabilité.

Lorsque la stabilité est telle que vous vous savez abondant(e), quoiqu’il arrive, il n’y plus d’émotions, on passe à l’arrière des émotions, il n’y a plus de changements émotionnels. On est le fond de la trame sur laquelle les situations arrivent, mais il n’y a pas de rapport à ces choses.

Par exemple, les chiffres évoluent mais ne changent pas le niveau émotionnel intérieur. 

On reste inchangés par rapport à l’extérieur. L’abondance n’est jamais venue de l’extérieur, donc il n’y a pas d’émotions crées à l’intérieur venant de l’extérieur. 

C’est avoir un sentiment de stabilité constant.

Ce n’est pas une émotion humaine mentale, car les émotions sont toujours sur le spectre de la polarité ; les émotions sont toujours sur une échelle, et elles oscillent comme un pendule.

Quelqu’un de centré ne “pendule” plus émotionnellement à propos de l’argent par exemple. L’argent peut osciller mais les émotions et le sentiment d’abondance ne le font pas, il n’y a que l’état d’Être. Être dans un état de paix, de constance intérieure, et de liberté intérieure.

Il faut aller plus profond que tout ce qui est : ce qui est à l’extérieur, et les objets subtils de conscience. Plus profond que les émotions et les situations. On arrive dans un état où le mental est sans attaches, où il n’y a pas d’émotions. Il y a des préférences mais pas d’attachement à celles-ci.

Pouvez-vous tout apprécier sans former d’attachements ? C’est la stabilité intérieure.

C’est bien sur plus difficile avec les polarités positives, mais il ne faut pas s’y attacher non plus : car alors c’est encore une fois s’attacher à l’extérieur. Il faut trouver la stabilité en soi. 

Se dire : “Je serai bien en fin de compte, je serai bien quoi qu’il arrive.” Sans attachement ni contrôle.

La liberté intérieure : du “suis-je ?” au “je suis” c’est donc passer du mental : des doutes, du regard à l’extérieur, et de l’instabilité, par le travail de nettoyage spirituel introspectif, à la connexion à la conscience profonde, à des convictions internes : je suis l’abondance, la connaissance et la stabilité, peu importe l’extérieur. Une vraie stabilité sans attaches. Vous restez dans votre être, centré, inchangé, inébranlable, sans attachement.

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