Les parties aimantes de notre personnalité

Catégorisé comme Enseignements

J’ai été très inspirée par une interview de Gary Zukav. Dans celle-ci, tout en aidant une personne à prendre du recul sur ses pensées négatives, il donne une bel enseignement sur comment vivre depuis l’espace du coeur, comment vivre depuis les parties aimantes de notre personnalité. Approche profonde et simple, en si peu de mots. Cliquez ici si vous voulez écouter l’interview en anglais.

D’après Gary Zukav, les pensées négatives ne sont pas extérieures à nous, elles ne sont pas un ennemi ou un adversaire.

Lorsque vous avez des pensées négatives, des jugements sur les autres ou sur vous-même, il est vrai que les émotions qui les accompagnent sont aussi douloureuses et difficiles.
Mais ces pensées et ces sensations physiques attirent votre attention sur une partie de votre personnalité dont vous devez vous défaire.

Ainsi, lorsque que vous pensez de quelqu’un d’autre « oh, il/elle est tellement mieux que moi », ou de vous-même « je ne suis pas digne de faire ça », ce sont des pensées qui viennent d’une partie de votre personnalité.

Chaque personnalité a de nombreuses parties :

Certaines d’entre elles portent des jugements, sont méchantes.

Certaines d’entre elles sont vertueuses. D’autres sont reconnaissantes, appréciatives, patientes, attentionnées.

Vous avez peut-être pris l’habitude, de manière constante ou ponctuelle, de vous concentrer sur une partie de votre personnalité qui provient de la peur : elle juge, n’accepte rien, n’aime pas beaucoup de choses, ne vous aime pas et vous le dit souvent.
Et vous le vivez comme une attaque, comme si c’était quelque chose de négatif, mais si vous voyez que tout ce que vous rencontrez sert votre développement spirituel, alors ce n’est plus quelque chose de négatif, mais de neutre, voir même un cadeau. Car voir en conscience ces parties et les intégrer, cela permet de transformer son être afin de l’aligner avec son être véritable, avec le diamant intérieur qui est le moi authentique.

Grandir spirituellement signifie devenir plus conscient de ses émotions et de son monde. Et être capable de répondre par l’amour plus que par la peur.

Ce que la partie effrayée de votre personnalité ressent comme des attaques, sont en fait des cadeaux qui attirent votre attention sur les parties de votre personnalité qui vous empêchent d’aimer.

La plupart des gens sont à la merci de ces parties de leur personnalité qui ne sont pas saines, qui ne veulent pas être saines ou aimer les autres ou eux-mêmes.
Si vous commencez à voir les choses sous cet angle, lorsque vous avez ces pensées et les sensations physiques qui les accompagnent, comme une douleur dans la poitrine, alors il vous simplement porter votre attention sur ce que vous ressentez à l’intérieur de vous.
Et à ce moment-là, faire de son mieux pour atteindre une autre partie de ma personnalité qui est saine, ancrée et constructive et qui veut contribuer au monde, être une lumière. C’est une partie aimante de votre personnalité.

Maintenant, avec la conscience que vous avez, vous pouvez commencer à faire un choix entre agir depuis la partie de votre personnalité qui est destructrice ou depuis une partie de votre personnalité qui est constructive, heureuse de vivre et alignée avec votre être véritable.

C’est ici que le travail entre en jeu. C’est facile à comprendre, mais quand vous êtes dans une partie effrayée de votre personnalité qui a des pensées négatives (toutes les parties effrayées ont des pensées négatives). Ces pensées sont très attrayantes. Elles semblent vraies. On dirait que le monde est ainsi fait et que c’est la réalité.
Mais c’est la perspective, la vue de l’intérieur de cette partie de votre personnalité.
Le monde n’est pas comme ça, sauf pour cette partie de votre personnalité.
C’est un grand soulagement de le voir.
Donc, lorsque vous ressentez ou entendez des pensées négatives et des sensations physiques douloureuses, au lieu de réagir, au lieu de vous retirer émotionnellement, au lieu de vous isoler, cherchez la partie la plus saine de votre personnalité que vous pouvez.

Au début, lorsque vous prenez conscience de votre environnement interne, vous prenez conscience de la peur : la peur des autres, la peur de ne pas être à la hauteur des attentes, ou encore la peur de ne pas être ce que vos parents veulent que vous soyez, mais vous n’avez pas besoin de savoir quoi faire.
Vous devez atteindre une partie saine de votre personnalité et agir à partir de cette partie de votre personnalité.

Il s’agit maintenant de choisir, au mieux de vos capacités, d’agir à partir d’une partie aimante et parfois, tout ce que vous pouvez faire, c’est d’avoir l’intention de le faire et lorsque vous le faites encore et encore et encore, cette partie effrayante de votre personnalité commence à perdre son pouvoir sur vous.

Le choix est la partie difficile, c’est là que le travail entre en jeu.

On a toujours le choix donc, le choix entre être au monde, répondre et agir, depuis des parties craintives ou des parties aimantes de notre personnalité : mais comment faire ?

Le choix est la partie difficile, c’est là que le travail entre en jeu.

Par exemple, si vous êtes en colère et que vous savez que vous êtes en colère, vous regardez à l’intérieur et vous ressentez ce que vous ressentez dans votre poitrine, dans votre gorge, dans votre plexus solaire. Et vous regardez vos pensées de jugement et d’amertume. Vous savez que vous êtes dans une partie effrayée de votre personnalité.
Et alors, vous choisissez d’agir, par exemple de parler ou de ne pas parler, avec autant d’amour que possible. Pas dans la colère.

Le choix est au cœur de tout ce que vous vivez.
Que choisissez-vous ?
Vous choisissez une intention avec chaque choix, peu importe ce que vous dites ou ce que vous faites, il y a une intention derrière.
La plupart des gens ne savent pas ce qu’est cette intention. Ils en sont inconscients. Et quand ils sont inconscients, c’est la peur. C’est pour manipuler et contrôler le monde.

Une intention est une qualité de conscience qui infuse vos actes et vos paroles.
Si cette qualité de conscience est l’amour, elle est ressentie et crée des conséquences d’amour.
Si cette qualité de conscience est la peur, elle fusionne vos paroles et vos actes avec la peur et cette qualité de conscience crée des conséquences de la peur.
En d’autres termes, ce n’est pas ce que vous faites ou ce que vous dites qui crée des conséquences, mais ce que vous avez l’intention de faire.

Aider les autres: care taking vs care giving

Il est naturel de vouloir soutenir les personnes que vous aimez. Mais ils vivent leur propre vie, qui est aussi compliquée et difficile, mais aussi tout aussi gratifiante que la vôtre.
Et chacun doit prendre ses propres décisions.
L’important est de prendre la décision d’agir à partir d’une partie effrayée de votre personnalité ou d’une partie aimante. Il en va de même pour tout le monde, car personne ne peut prendre les décisions pour vous et vous ne pouvez les prendre pour personne d’autre.

Pour Gary Zukav, il y a une différence entre prendre soin et donner du soin.
Une partie effrayée de votre personnalité prend soin.
Les parties aimantes de votre personnalité donnent de l’attention, du soin, elles sont attentionnées. Quelle est la différence ?
La différence est que quelqu’un prend soin de quelqu’un parce qu’il veut que cette personne se sente mieux afin qu’elle se sente mieux elle-même.
Quelqu’un qui prend soin de quelqu’un est apparemment, en apparence, en train de prendre soin de quelqu’un d’autre, mais il a un motif, il a un but caché.
Si vous prenez soin de quelqu’un et que vous lui offrez un cadeau, le but caché est l’appréciation, ou la gratitude, la reconnaissance. Si la personne n’en reçoit pas, elle devient rancunière et en colère.

Un soignant, dans le sens de quelqu’un qui donne du soin, n’a pas de second plan, d’idée derrière la tête. Il est comme le soleil : il donne, donne, donne et n’a aucune attente. Il donne sans idée de retour.

Parfois, une partie effrayée de votre personnalité souffre parce qu’une autre personne souffre. Et elle veut prendre soin de quelqu’un afin de se sentir mieux elle-même.
Il y a une autre partie de votre personnalité qui est dans l’amour, et qui veut aider et soutenir aussi. Mais elle ne veut pas aider les parties craintives de l’autre, alors elle ne joue pas le jeu des egos, et elle voit la personne comme l’âme qu’elle est et répond et agit depuis cette perspective.

Pour finir, lors de l’interview, Gary Zukav a une parole très belle lorsque la personne qui lui a demandé de l’aide pleure car elle est touchée par ce qu’il lui a dit :

Les larmes ne sont pas la douleur. Les larmes sont la libération de la douleur.

Tellement vrai !

Si vous avez résonné avec ses enseignements, je vous conseille d’approfondir à travers ses deux principaux ouvrages : The Seat of the Soul & Universal Human.

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