a woman in a white dress walking in the desert

Santosha

Quelque chose qui revient beaucoup dans les écrits spirituels est la question du détachement, et du contentement. Mon intuition me dit souvent de rester comme un roseau, qui ne bouge pas malgré le vent, ou comme un bateau, qui ne bouge pas malgré les vagues qui viennent taper contre sa coque. Cela veut dire être plus profond que la surface aussi, plus profond que les pensées, les émotions, les objets extérieurs, et rester dans le siège de la conscience. Tout ceci afin de laisser l’énergie circuler librement comme en parle Michael A. Singer dans son livre L’âme délivrée.

Cela peut paraitre très abstrait, et je voulais partager avec vous un concept développé par Jess Lively dans son blog, dont voici une retranscription avec des ajouts et notes personnels.

Le concept de la santosha

Santosha, qui signifie contentement, ou harmonie, pourrait se traduire par le fait que pour être heureux, il suffit d’accepter chaque chose, situation ou personne telle qu’elle est. Pour moi, cela veut dire aussi garder une certaine paix en nous malgré tout ce qui peut nous arriver dans notre vie, comme l’exemple du bateau qui continue d’avancer, la fleur qui continue de fleurir, malgré les conditions extérieures.

“Garder l’esprit dans une seule direction, être toujours content et ne jamais ressentir de regret pour quoi que ce se soit est ce qui est considéré comme étant Santosha. Si le Santosha est pratiqué, une joie immense est atteinte.” (Yoga Mala, Pattabhi Jois)

Utiliser le mot “et” plutôt que “mais”

Cela implique d’utiliser le mot “et” plutôt que “mais” pour décrire nos circonstances.
Le contentement n’est pas atteint, dans le sens de santosha, en ayant seulement de “bonnes” choses dans nos vies. La santosha consiste à permettre aux bonnes et aux mauvaises circonstances de notre vie de cohabiter sans s’éclipser mutuellement.

Cela signifie de pouvoir garder son coeur ouvert, malgré les circonstances.

Imaginez que vous avez une bonne chose qui se passe en ce moment dans votre vie, dans votre main gauche. Ensuite, imaginez une chose moins bonne dans votre vie en ce moment même dans votre main droite. 
L’astuce est de s’asseoir là avec les deux expériences dans les mains ouvertes – sans s’accrocher au bon, ni jeter le mauvais. On permet simplement à chaque expérience dans les deux mains de coexister.

En pratique

Bien que cela puisse sembler un peu théorique, c’est extrêmement pratique une fois que l’on comprend le concept.

Voici quelques exemples de la façon dont nous pourrions normalement penser à nos circonstances au jour le jour :
 
Je suis en bonne santé, MAIS la cellulite sur mes cuisses est plus visible.
J’aime mon travail, MAIS je ne suis pas en couple et cela me rend vraiment triste.
J’ai enfin créé l’entreprise dont j’ai toujours rêvé, MAIS elle n’est pas encore assez florissante pour que je m’y consacre à plein temps.
 
Ces “mais” jettent de l’ombre sur les bonnes choses de notre vie. Ils semblent annuler les aspects positifs. Bien sûr, nous pouvons toujours essayer d’inverser ce scénario et utiliser le positif pour bloquer le négatif… mais cela ne semble pas toujours authentique. Et cela ne nous donne pas la permission d’expérimenter toute la gamme de nos émotions.

En revanche, la santosha permet à chaque circonstance, bonne ou mauvaise, d’exister sans se nier l’une l’autre.
 
J’aime profondément ma fille, ET ses crises de colère m’épuisent vraiment.
Il fait beau aujourd’hui, ET il est difficile de traiter avec mon patron.
J’ai terminé mon troisième marathon, ET je n’ai pas terminé dans le temps que je voulais.
Ce repas était spectaculaire, ET le serveur n’a pas été gentil.

La santosha dans la vie quotidienne

Pendant la semaine qui vient, essayez de remarquer chaque fois que vous êtes tenté de vous plaindre intérieurement ou à haute voix d’une circonstance.
Lorsque vous remarquez que ces petites contrariétés surgissent, essayez de compléter la phrase en ajoutant “… ET, [insérez ici une circonstance positive dans votre vie]”.
Cela peut créer une conscience plus équilibrée et, en fin de compte, un contentement.

Cela peut vous permettre de neutraliser les histoires du mental et de garder votre coeur ouvert, plutôt que de le fermer.
Dans un monde de “mais”, choisissez “et”.
 

Leave a Comment

Your email address will not be published.